Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
fredericbonan
fredericbonan
Menu
Racheter son entreprise ; quand le rêve devient réalité…

Racheter son entreprise ; quand le rêve devient réalité…

 

Publié le par Frédéric Bonan

un parcours difficile et semé d'embuches...

un parcours difficile et semé d'embuches...

GMS : 

Chaque semaine dans notre pays, plusieurs entreprises disparaissent au motif que leur transmission n’a pas pu - ou pas su - s’opérer. Tel ne sera heureusement pas le cas de GMS… (LIRE LA SUITE)

Créée en 1996 par Pascal Favier, GMS fait partie de ces rares sociétés qui peuvent se targuer d’avoir inventé un nouveau métier en proposant aux entreprises d’externaliser une partie de leurs activités. Régie commerciale et forces de vente essentiellement au départ, puis rapidement : animation, sourcing, SAV, logistique, etc.

 

Si la distribution fut la première à manifester son intérêt pour les équipes d’experts que GMS mettait à sa disposition, les multiples avantages offerts par la formule ont conduit ces dernières années un nombre croissant d’entreprises à se tourner vers cette solution idéale en termes de flexibilité lorsqu’il s’agit de répondre à des problématiques de saisonnalité, coup de feu, fluctuation de personnel, campagnes ponctuelles...

 

Au service des plus grands

D’Accor à Virgin en passant par LG, Mc Donald’s ou Nespresso, GMS a donc considérablement étoffé son portefeuille clients, jusqu’à employer aujourd’hui 380 personnes pour un CA de 23M€. Très investie auprès des entreprises hightech, GMS bénéficie par ailleurs du vaste courant sociétal restructurant depuis quelques années l’organisation du travail.


 

Après avoir accompagné une première fois l’entreprise dans ses jeunes années à l’occasion d’une restructuration de son capital, j’avais par la suite conseillé à Pascal Favier, en 2012, lors de l’entrée dans le capital du fonds d’investissements Ciclad, de préparer l’avenir en se choisissant un relais au sein de l’entreprise. Fabrice Szegedi, son directeur général, très investi dans le virage numérique de GMS, me semblait l’homme idéal et c’est, de fait, vers lui qu’écoutant mon conseil, Pascal Favier se tourna.

 

Echéance !

Puis, l’an dernier, à échéance de l’investissement, Ciclad souhaita se défaire de sa participation et se mit à chercher le meilleur repreneur possible. Persuadé pour ma part que Fabrice Szegedi était l’homme de la situation, j’allais le trouver avec l’aval de Pascal Favier pour lui proposer de l’aider à racheter cette entreprise qu’il avait tant fait progresser en lui faisant, entre autres, amorcer ce virage digital sans lequel elle n’aurait eu aucune chance de poursuivre la progression l’ayant conduite jusqu’aux portes du Top 5 des acteurs majeurs du secteur.

 

Accompagnement

Au printemps 2015, nous avons alors signé une convention d’accompagnementet nous sommes mis au travail, construisant un plan stratégique détaillé et constituant l’indispensable dossier devant convaincre non seulement Ciclad de l’opportunité majeure que représentait pour eux le rachat de GMS par son directeur, mais également de nouveaux fonds d’investissement d’entrer dans le capital.

 

Ce furent finalement Sodero Gestion et Loire Centre qui le firent, à hauteur de 35%. Pascal Favier, séduit par la combativité de son lieutenant, réinvestit pour sa part dans l’affaire à hauteur de 5%. La majorité du capital (55%°) revenant naturellement à Fabrice Szegedi tandis que deux banques venaient finaliser le montage : la Banque Populaire Atlantique (banque historique de l’entreprise) et la Caisse d’Epargne locale.

 

Je vous passe les inévitables et interminables procédures et contre-procédures de l’ombre. Le calendrier dit assez que ce ne fut pas uniquement une partie de plaisir... Il nous fallut pratiquement une année, aidé du cabinet Joyaud, de commissaires aux comptes, commissaires au rapport, contrôleurs, etc. pour venir à bout d’un volet juridique et technique aussi complexe que contraignant. Marathon administratif et stratégique pavé de chausse-trappes que maîtrisent heureusement parfaitement nos équipes, lesquelles peuvent, en conséquence, orienter nos clients vers les bons partenaires, tout en leur évitant certains pièges.ensemble

 

Victoire !

Munis de patience, d’arguments solides et de diplomatie, nous avons finalement mené l’affaire à son terme. Acceptant en raison du rôle majeur qu’il avait joué au sein de l’entreprise de ne pas prendre de garantie de passif - assumant ainsi pleinement son management comme les risques encourus (et il y en a toujours) - Fabrice Szegedi s’est, le 24 novembre dernier, engagé sur un business plan et le remboursement de sa dette sur 7 ans.

 

Il a donc 7 ans pour finaliser son rêve et guider ce fleuron prometteur (essentiellement composé de jeunes forces) jusqu’à son plein épanouissement.

Il y faudra autant de travail que de persévérance, mais l’ex-salarié devenu propriétaire de son entreprise a désormais toutes les cartes en main et une détermination sans faille pour poursuivre sa mission, sachant que tout ce qu’il entreprend désormais, c’est également, pour lui-même.

Ainsi qu’il en témoigne, « Je vivais depuis des années avec cet objectif. Après deux montées successives dans le capital, mon rêve s’est enfin réalisé, mais je ne suis pas certain que sans l’aide d’I-Deal Development j’y sois parvenu. Les montages financier et juridique furent complexes et mieux valait alors être accompagné par des pros ! Idem en ce qui concerne les négociations avec les fonds entrants et sortants. Enfin, les équipes d’I-Deal Development* surent parfaitement, à un moment capital, apporter une convaincante compréhension de l’entreprise et de ses atouts. Sur ces différentes phases, elles ont été au premier plan et m’ont pleinement satisfait ».

 

 

Epilogue ?

Il y a des jours comme ça où on a l’impression de servir à quelque chose…

 

 

Jérome Bourgine (journaliste les Echos) et Frédéric Bonan (ceo Ideal development)

* Pour ce projet Nathanael Blanc, Thierry Bloch et Frédéric Bonan furent impliqués