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fredericbonan
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BATT : Changer de vie !...

BATT : Changer de vie !...

BATT : Changer de vie !...

Bureau d’études techniques d’infrastructures spécialisé dans les domaines de la voierie, des réseaux enfouis et de la requalification urbaine, la société Batt, forte de 40 ans d’expérience, n’a cessé de se développer en diversifiant et fidélisant ses clients et en se dotant de personnels qualifiés, disponibles et compétents. Arrive néanmoins une époque, dans la vie du dirigeant d’une entreprise… (LIRE LA SUITE)

 

 

… Où le sacerdoce quotidien que représente la gouvernance d’une PME n’est plus suffisamment compensé par les joies éprouvées à voir son « bébé » se développer et grandir. Surtout lorsque l’on œuvre depuis plusieurs décennies sur un marché particulièrement complexe et en pleine mutation (digitalisation, smart cities, etc.)…

Il est, de fait, des saisons dans la vie de tout entrepreneur. Après avoir concrétisé et fait fructifier ce qui fut longtemps le rêve de sa vie, on peut aspirer à donner à son existence un sens nouveau et décider que d’autres seront désormais mieux à même de prolonger l’aventure collective que l’on a initié.

 

Vers une nouvelle vie !    

C’est précisément à cette conclusion que nous sommes arrivés avec Jean-Michel

Hecketsweiler quand il nous a contactés pour que nous l’aidions à trouver LE bon repreneur pour BATT.

Trois catégories sont alors généralement à envisager : les confrères industriels du secteur, les fonds d’investissement dédiés et les dirigeants au savoir-faire et à l’historique adaptés. C’est de ce troisième vivier qu’a finalement émergé le candidat qui, à nos yeux, présentait le meilleur profil.

Naturellement, pour préserver l’entreprise et son personnel, J-M H était jusque-là resté dans la plus stricte confidentialité. Trop d‘entreprises ayant pâti d’indiscrétions commises durant cette période de fragilité.

Mais avant d’aller plus loin, je tiens à préciser qu’aucun des problèmes et tensions évoqués plus bas n’est directement lié à ce dossier précis. Dossier qui m’a néanmoins paru idéal pour aborder un certain nombre d’aléas liés à la psychologie humaine qui pour être fréquents sont de fait trop rarement abordés dans les sphères professionnelles.

 

Une première rencontre a finalement lieu. Un rendez-vous entre l’éventuel futur acquéreur et l’équipe dirigeante de BATT. Qui se passe plutôt bien. A la tête de cette équipe, Sophie , la nouvelle directrice générale. Il faut dire qu’en chef d’entreprise particulièrement impliqué, tout en restant discret, J-M H a anticipé son départ et promu plusieurs personnes en

les autonomisant. Mais voici que quelques jours après cette rencontre, Sophie fait savoir à son patron qu’elle ne veut plus entendre parler de ce « nouveau patron » et qu’elle se sent tout à fait capable en revanche de reprendre l’entreprise, elle même…

 

Moments critiques…

J-M H n’y voit pas d’inconvénient sinon qu’il se sent engagé auprès du premier candidat et ne peut en conséquence céder BATT à d’autres conditions que celles qui viennent d’être établies. Il nous demande alors de rencontrer Sophie

, ce qu’ayant fait, nous acceptons volontiers de l’aider à monter son dossier de reprise. Thierry, chez Ideal Development, entame alors un indispensable et délicat travail de conseil, tiers-partie et interface.

 

Car, parvenus à ce stade d’un type d’opérations ressemblant par plusieurs aspects à un divorce à l’amiable avec garde unique des enfants, il est fréquent que les choses dérapent… Un cas de figure malheureusement rencontré à plusieurs reprises sur une gamme allant du malaise passager à la crise ouverte, dramatique parfois.

Un DG menaçant par exemple son patron d’ouvrir sa propre entreprise juste à côté en emmenant avec lui la clientèle si ce dernier ne lui rétrocédait pas une part (considérable) du prix de vente de l’entreprise (authentique !). Ce qu’il ne fit jamais, heureusement, puisqu’à force de dialogue et d’explications, nous finîmes par lui faire entendre raison et comprendre que son comportement ne pourrait au final s’avérer que suicidaire. Sachant de plus que dans ce genre de situations, lorsque l’opération ne se fait pas, à la frustration de l’échec vient souvent s’ajouter l’amertume de se retrouver devant les tribunaux pour régler le litige.

 

Travail de fond

Certes, il ne se passa rien de tel entre Sophie et Jean-Michel, mais la vie des PME ne tient souvent qu’à un fil et notre travail consiste précisément à faire parler et s’écouter chacun pour que ce fil résiste. A déminer donc les situations difficiles ou ambigües, à évacuer les non-dits et les nombreuses craintes tues ou exprimées à demi-mots : « Et si je ne conviens pas, est-ce qu’ils ne vont pas me licencier ?... » « Et si je ne lui vends pas la boîte, ne va-t-elle pas tenter de la saborder ?... ».

Thierry Bloch sait parfaitement que le moment où le vendeur réalise soudain que tout bascule et que ce qui a longtemps constitué l’essentiel de son existence va lui échapper constitue un cap psychologique délicat à franchir. D’autant plus délicat qu’en face, le cadre repreneur n’aspire de son côté qu’à voler de ses propres ailes et voir « l’ancien » éloigner son regard du dessus de son épaule. Cap sur lequel les tempêtes font souvent rage ! De telles réactions étant définitivement humaines.

 

Happy end ! (as usual)

En réalité chaque cession d’entreprise est un cas particulier qui nécessite qu’on lui apporte une solution sur mesure. L’atout dans le cas de figure présent étant que l’entreprise ait été préalablement benchmarkée et qu’aucun litige ou sentiment de lèse n’ait pu naître concernant sa valeur. Accélérant l’allure pour des raisons de timing alors même qu’il lui fallait entièrement refonder le dossier de reprise, Thierry gardait en tête que plus on approche du closing plus la tension monte. Non seulement le dirigeant qui reprend l’affaire découvre soudain l’amplitude de l’entreprise (au sens figuré) qu’il va devoir supporter, SEUL, en hypothéquant quasiment sa vie, mais c’est également à ce moment-là (alors que rejaillissent invariablement en vrac tous les doutes possibles) qu’il lui faut, de surcroit, se montrer définitivement convaincant avec le personnel, les financiers, sa famille et parfois… lui-même !

Durant cette période charnière donc, il n’est pas rare de voir l’énervement (pour un rien) prendre le dessus et menacer l’ensemble des opérations : l’entreprise, les acteurs principaux et même secondaires en faisant les frais…

 

Mais pas cette fois. Pas lorsque l’on est valablement accompagnés et préparés. Au final, au contraire, les deux principaux protagonistes se montrèrent parfaitement à la hauteur : réactifs, compréhensifs et raisonnables. Ils purent en conséquence consacrer toute leur énergie à la construction de ces nouvelles vies respectives qu’ils avaient si ardemment désirées.

Tandis que Jean-Michel était ravi de s’envoler vers de nouveaux challenges dont plus aucun obstacle ne le séparait,  Sophie - qui s’est quand même montré d’un courage et d’une capacité de réaction rare  ! – peut se confronter au défi d’entrepreneuriat qu’elle s’est choisie, les bonnes cartes en main.

Happy end, cette fois encore.

 

 

Interview de JMH par Jérome Bourgine (journaliste Les Echos et écrivain)

« Le premier service que m’a rendu Ideal Development est de m’aider à clarifier mon projet de vie, a expliqué Jean-Michel Hecketweiler. Comme bien des dirigeants, j’avais la tête dans le guidon. Depuis quelque temps, les choses n’allaient plus, mais je ne savais pas pourquoi. Devais-je continuer ainsi et sinon, quelles solutions s’offraient à moi ?... »

 

« Une fois que j’ai été convaincu que la transmission était la meilleure solution, comment faire ? Un dirigeant ne revend pas son entreprise tous les jours ! Je me trouvais totalement démuni. Devais-je en parler ? Si oui, à qui ?... A mes clients ? Au personnel ?... Mais si au contraire je ne le faisais pas savoir, comment trouver un acheteur ?!...

De nouveau, Ideal Development a pris les choses en main et je me suis laissé porter, en toute confiance, constatant rapidement que ce qu’ils proposaient était le fruit d’une réelle expérience de ce type de dossier ».

   

« Et j’ai bien fait, car les choses se sont alors légèrement compliquées. Nous avions un acheteur qui était allé assez loin dans ses avancées, jusqu’à rencontrer le personnel et lui annoncer son projet. Aussitôt, un des dirigeants, Sophie, s’est dit : « Et pourquoi pas moi ? ». On s’est retrouvé sur le fil : le premier candidat allait-il se maintenir ? La seconde avait-elle les moyens de ses envies ? J’ai vite senti que tout pouvait tourner défavorablement, pour un rien… Heureusement, l’équipe d’Ideal Development sous la houlette de Frédéric BONAN a fait face avec beaucoup de calme et une vision de ce qu’il fallait faire qui s’est révélé la bonne. Pas évident, car on était en plein dans l’humain et ses incertitudes. Mais ils ont dédramatisé et arrangé la situation merveilleusement. Je leur en suis très reconnaissant. »