Dimanche 21 octobre 2007
Chapitre 3 : La consolidation
La PME devient dès lors plus solide, elle a stablisé sa taille. Ses premiers salariés deviennent matures bien que pas encore totalement fiables. Ils se posent des question sur leur avenir, ne maitrisent pas encore totalement en quoi consiste leur métier.
Le rôle de l'entrepreneur devient différent. Il est questionné sur l'avenir de ses salariés. On lui demande quelle est sa vision de l'entreprise. Ses "partenaires" s'intéressent à lui. Il commence à devoir rendre des comptes à de nouveaux acteurs. Lui qui était si seul il y a quelques mois.
Il prend progressivement conscience que son entreprise existe aux yeux des autres. Il n'est plus le seul à suivre l'avenir de sa société. Au début il est content, puis rapidement se sent sous une nouvelle pression. Certains d'entre eux, avec qui j'ai travaillé, intègrent ce nouvel univers avec confiance et s'y lancent en cherchant à bâtir avec lui, d'autres ignorent totalement ce nouveau monde et d'autres encore le méprisent. Dans tous les cas ils sont surveillés, le futur de l'entreprise n'est plus seulement le leur.
De nouveaux prédateurs plus féroces guettent désormais la PME. Certains dans leur propre intérêt (concurrents...) d'autres pour pouvoir récupérer une substance de la petite société.
Cette entreprise qui au début était une initiative isolée devient un enjeux pour des tiers. Son exposition aux problèmes devient plus forte. Sa robustesse va être de nouveau testée. Elle doit se consilider, elle cherche de nouveaux appuis. Elle sélectionne ses premiers partenaires, fait le tri dans ses besoins et ses associés, ses salariés, ses fournisseurs et ses clients.
L'entrepreneur tente de solidifier un mode de fonctionnement pérenne. Il est condammé à assoir son expérience de créateur de manière durable.
A ce stade, à nouveau beaucoup d'entrepreneurs auront pri le mauvais choix soit pour des raisons affectives, soit par ignorance, soit par solitude ou tout simplement parce qu'ils n'avaient pas envie de changer leur désir originel. Ils avaient une passion, une énergie que ces nouvelles expériences ont banalisées ou détruites.
Je l'ai vu si souvent cet entrepreneur me demandant pourquoi il devait continuer à s'embarrasser à tirer seul un fardeau qu'il n'a pas souhaité. Il avait le droit lui aussi à choisir sa vie, à ne pas mettre tout son temps dans un chantier immense qui dévorait 100% de sa propre existence et pouvait lui prendre tout son patrimoine personnel tant familial que matériel.
Le renouvellement de cette force sans cesse erodée par le temps, est je crois la qualité première de ces femmes et hommes créateurs d'entreprises. Je les admire tellement quand je les vois repartir avec courage détermination et force pour relancer leur entreprise au plus profond de leur solitude face à l'obstacle qui parfois semble si insurmontable.
Il est vrai qu'un grand nombre tomberont. Que certains ne pourront pas tenir. Ils furent si seuls face à leur destin dans lequel certain de leur "partenaire" les ont poussés. J'ai eu de nombreuses fois la possibilité d'en soutenir quelques uns, nous avons franchi ensemble ces étapes. Le succès qui s'en est suivi fut mérité. Nous avons du reconstruire parfois, dynamiser, créer déployer mobiliser, former accompagner et surtout donner à tous une vision claire sereine et revitalisante de leur futur.
Assoir l'entreprise dans sa stabilité et un enjeu des plus complexe et des plus risqué. Parfois même s'il est le concours de certaines circonstances il n'en demeure pas moins méritant et vital.
Je salue donc tous ces entrepreneurs et leur donne rendez vous pour les accompagner dans la suite de cette aventure formidable. De nombreux territoires restent à conquérir et de nombreux combats restent à gagner.
La PME devient dès lors plus solide, elle a stablisé sa taille. Ses premiers salariés deviennent matures bien que pas encore totalement fiables. Ils se posent des question sur leur avenir, ne maitrisent pas encore totalement en quoi consiste leur métier.
Le rôle de l'entrepreneur devient différent. Il est questionné sur l'avenir de ses salariés. On lui demande quelle est sa vision de l'entreprise. Ses "partenaires" s'intéressent à lui. Il commence à devoir rendre des comptes à de nouveaux acteurs. Lui qui était si seul il y a quelques mois.
Il prend progressivement conscience que son entreprise existe aux yeux des autres. Il n'est plus le seul à suivre l'avenir de sa société. Au début il est content, puis rapidement se sent sous une nouvelle pression. Certains d'entre eux, avec qui j'ai travaillé, intègrent ce nouvel univers avec confiance et s'y lancent en cherchant à bâtir avec lui, d'autres ignorent totalement ce nouveau monde et d'autres encore le méprisent. Dans tous les cas ils sont surveillés, le futur de l'entreprise n'est plus seulement le leur.
De nouveaux prédateurs plus féroces guettent désormais la PME. Certains dans leur propre intérêt (concurrents...) d'autres pour pouvoir récupérer une substance de la petite société.
Cette entreprise qui au début était une initiative isolée devient un enjeux pour des tiers. Son exposition aux problèmes devient plus forte. Sa robustesse va être de nouveau testée. Elle doit se consilider, elle cherche de nouveaux appuis. Elle sélectionne ses premiers partenaires, fait le tri dans ses besoins et ses associés, ses salariés, ses fournisseurs et ses clients.
L'entrepreneur tente de solidifier un mode de fonctionnement pérenne. Il est condammé à assoir son expérience de créateur de manière durable.
A ce stade, à nouveau beaucoup d'entrepreneurs auront pri le mauvais choix soit pour des raisons affectives, soit par ignorance, soit par solitude ou tout simplement parce qu'ils n'avaient pas envie de changer leur désir originel. Ils avaient une passion, une énergie que ces nouvelles expériences ont banalisées ou détruites.
Je l'ai vu si souvent cet entrepreneur me demandant pourquoi il devait continuer à s'embarrasser à tirer seul un fardeau qu'il n'a pas souhaité. Il avait le droit lui aussi à choisir sa vie, à ne pas mettre tout son temps dans un chantier immense qui dévorait 100% de sa propre existence et pouvait lui prendre tout son patrimoine personnel tant familial que matériel.
Le renouvellement de cette force sans cesse erodée par le temps, est je crois la qualité première de ces femmes et hommes créateurs d'entreprises. Je les admire tellement quand je les vois repartir avec courage détermination et force pour relancer leur entreprise au plus profond de leur solitude face à l'obstacle qui parfois semble si insurmontable.
Il est vrai qu'un grand nombre tomberont. Que certains ne pourront pas tenir. Ils furent si seuls face à leur destin dans lequel certain de leur "partenaire" les ont poussés. J'ai eu de nombreuses fois la possibilité d'en soutenir quelques uns, nous avons franchi ensemble ces étapes. Le succès qui s'en est suivi fut mérité. Nous avons du reconstruire parfois, dynamiser, créer déployer mobiliser, former accompagner et surtout donner à tous une vision claire sereine et revitalisante de leur futur.
Assoir l'entreprise dans sa stabilité et un enjeu des plus complexe et des plus risqué. Parfois même s'il est le concours de certaines circonstances il n'en demeure pas moins méritant et vital.
Je salue donc tous ces entrepreneurs et leur donne rendez vous pour les accompagner dans la suite de cette aventure formidable. De nombreux territoires restent à conquérir et de nombreux combats restent à gagner.