articles généraux sur l'histoire d'altran

Vendredi 11 janvier 2008
Il est vrai que dans un marché de plus en plus élaboré les industriels doivent faire preuve de plus en plus d’ingéniosité pour faire face aux menaces qui les guettent. La productivité et la réduction des coûts sont de véritables enjeux pour les dirigeants.

Les clients du secteur des services et plus particulièrement celui des SSII, eux aussi, deviennent de plus en plus exigeants. Ils exigent des conditions de prix de plus en plus serrées. La concurrence du secteur est réelle et elle tire généralement le niveau de l’offre vers le bas. Aujourd'hui les clients menacent et parfois maltraitent leurs fournisseurs, ils sont prêts à n'importe quel pression pour obtenir une réduction de tarif en cantonnant la demande de prestation à un CV rempli de mots clès (« les mots magiques »).

La réalité est que dans toute entreprise humaine et surtout dans les sociétés de conseil. Ce ne sont pas des CV que vous achetez mais belle et bien des compétences, des idées des solutions. Celles-ci ne sont réellement accessibles pour tout consultant et en toute bonne fois que s'il a réellement envie de s'investir, s'il est réellement considéré, s'il sent qu'il existe, que son environnement est pour lui stimulant.

Le nombre des démissions de consultants est de ce fait certes de la responsabilité de son employeur mais aussi celle du client. Il ne doit pas se voiler la face. Si ni l'entreprise de conseil ni le client ne savent valoriser la compétence alors ils n'auront ni l'un ni l'autre accès à la « sur-compétence » et à la performance.

L'innovation est le moteur du succès toutes les entreprises. L'accès avant ses concurrents à de nouvelles est technologies est fondamental. J'illustrerai ce propos par un exemple réel et actuel : Un des grands acteurs du marché des télécom a consulté ses prestataires de services en déclarant vouloir prendre une part significative dans un marché naissant.
Ses fournisseurs (dont Altran) ont mobilisé dès lors des ressources d'une grande qualité. Le client s'est acharné sur les équipes commerciales qui furent ses interlocuteurs. Les meilleurs consultants peu à peu quittèrent les projets faute de considération et partirent ailleurs où leur compétence était justement valorisée. Le résultat fut sérère. Cet acheteur avait certes obtenu une réduction de ses couts de 20% mais du fait de son attitude, il avait sorti son nouveau produit plusieurs mois après les autres majors de son marché. Cet investissement fut en pure perte aucun de ces nouveaux projets n'est aujourd’hui un succès.

L'enjeu de tous les acteurs économique est devenu le temps. La primauté d'une idée en fait sa valeur. Au jour où tout est accessible en l'espace d'une seconde, toute connaissance est publique instantanément. L'enjeu de sa mise en œuvre rapidement en fait un succès économique ou pas.

Il est donc grand temps pour tous les acteurs de l'innovation de prendre conscience que l'idée magique ne se décrète pas, elle se stimule peut-être. Le quotidien de chaque entreprise est dans l'amélioration quotidienne de tout ces processus. Il faut mobiliser toutes les ressources dans le bon sens pour viser la performance.

A nouveau pour une société comme Altran, il faut savoir motiver ses consultants et surtout les valoriser et les défendre face au raisonnement parfois simpliste de certains acheteurs qui ne font que leur travail. Je ne les blâmes pas, ils ont des objectifs clairs qu'il leur est difficile de placer dans une perspective globale.

Il est en revanche inacceptable que des équipes commerciales par leur faiblesse ou le peu de fierté qu'elles ont des forces de leur entreprise ne se battent fermement pour tenter de démontrer et d'obtenir un niveau d'excellence. Il est de la responsabilité des dirigeants et de leur état major de savoir prendre des positions qui feront d'eux des leaders.

J'ai eu à ce l'occasion d'échanger avec certains grands acteurs ou leurs état-majors sur ce point ( B . Gates, JC Spinetta, et bien d'autres dans divers secteurs ...)
Nous partageons le même point de vue.

Le succès existe mais ce n’est le simple fruit ni d’une mécanique ni d’une recette.

C'est un Talent.

Il faut le stimuler et le mobiliser.

Frederic BONAN
Par Frédéric Bonan
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Mercredi 3 octobre 2007
http://www.altraction.org/agenda.php

     

1982 Naissance
. Création par Alexis Kniazeff et H Martigny d'un nouveau concept. L'externalisation des ressources de développement technologique.

La société change de nom C.G.S. devient Altran

1987 Michel friedlander devient DG la société Altran Technologies. Il développe le contexte d'externalisation de ressources R et D.  Rachat du groupe Delta.
 

20 octobre 1987
: Krack boursier, la COB demande aux fondateurs de confirmer leur volonté d'introduire la société en bourse. La décision est prise. La société rentre en bourse.

1988 : recrutement de Frédéric Bonan. Il est ingénieur d'affaires chargé de diversification. Le groupe fait 300 personnes. La market cap 30M€.

1991 : confirmé dans son action  sur la croissance par les fondateurs nomment Frédéric Bonan responsable du développement.


Nomination de F Bonan DG (1997). Le groupe maitrise son modèle de croissance. Il se développe en interne et  commence son développement international. Le souffle qu'il génère lui permet de mobiliser des énergies qui vont le propulser dans une croissance formidable.


http://www.altran.com/publications/publications-financieres-archives1998/
... 
> Communiqué du 13 fevrier 1998

1997 CHIFFRE D’AFFAIRES CONSOLIDE EN PROGRESSION DE 38%

 Le chiffre d’affaires annuel consolidé au 31 décembre 1997 est de 1 911 MF, en progression de 38% par rapport à l’année précédente, incluant 125 MF provenant des sociétés qui ont rejoint le groupe en 1997.

...Hors impact de ces acquisitions, la croissance du chiffre d’affaires du 4ème trimestre ressort à 38,6% (le chiffre d’affaires des acquisitions pris en compte au 4ème trimestre 1996 avait été de 17,9 MF à comparer à 24.8 MF pour le 4ème trimestre 1997).
Le taux de croissance enregistré au second semestre par rapport à 1996 est de 46,5%.

 Les efforts consentis dans l’adaptation des structures, l’investissement dans la force commerciale, l’intégration et la rentabilisation des filiales ont permis:
  • d’approcher avec un an d’avance l’objectif de 2 milliards de chiffre d’affaires prévu pour 1999,
  • de retrouver dès le second semestre 1997 le taux de rentabilité enregistré dans le passé.

EVOLUTION COMPAREE DES CHIFFRES D’AFFAIRES 1997/1996

CHIFFRE D’AFFAIRES CONSOLIDE
(milliers de francs)
1997
 
1996
 
Premier trimestre 381 933 308 167
Deuxième trimestre 445 014 332 781
Troisième trimestre 476 574 319 124
Quatrième trimestre 607 346 420 439
TOTAL 1 910 867 1 380 511
     

Par Frédéric Bonan
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